Choisir entre commission ou abonnement est l’une des décisions qui pèse le plus sur la marge d’un restaurateur. En effet, chaque solution de réservation facture à sa manière, et le prix affiché cache rarement le coût réel. Pourtant, l’écart se chiffre en milliers d’euros par an.
Vous utilisez déjà une plateforme à frais par couvert, ou un autre logiciel dont vous n’êtes pas pleinement satisfait ? Cet article vous donne une méthode simple pour comparer. Ainsi, vous saurez quelle application protège le mieux votre rentabilité.
Commission ou abonnement : le calcul que l’on oublie de faire
Un modèle à commission paraît léger au départ. Cependant, la facture suit votre succès : plus la salle se remplit, plus vous payez. D’après une note d’information du GNI et de l’UMIH, la plateforme applique une commission fixe par couvert, quel que soit le résultat obtenu par le restaurant. Ce modèle reste donc rentable pour elle, même quand il ne l’est pas pour vous.
À l’inverse, un abonnement ne dépend pas de votre volume. Une application comme RéservaPro coûte 39 € HT par mois, sans commission et sans engagement.
Autrement dit, la 500e réservation du mois ne coûte pas un centime de plus que la première, qu’elle vienne de votre site internet ou de votre fiche Google.
Frais par couvert ou forfait fixe : où se situe le point mort ?
Prenons un exemple fictif : une application facture 2 € de commission par couvert. Concrètement, 39 € HT correspondent à une vingtaine de couverts. Au-delà, le forfait fixe devient moins cher. Avec 400 couverts réservés dans le mois, la commission atteint 800 € par mois, soit 9 600 € par an, contre 468 € HT pour la solution à abonnement.
Pour affiner ce calcul, notre guide sur les critères à comparer pour un logiciel de réservation détaille les autres coûts à vérifier. Il couvre par exemple les options payantes, les frais d’installation et les engagements de chaque plateforme.
Ce que la commission coûte vraiment à votre marge
Ce montant se lit à la lumière de la rentabilité du secteur. Selon l’Observatoire 2025 de l’UMIH, le résultat moyen d’un restaurant traditionnel atteint 24 651 €, soit 4,50 % du chiffre d’affaires. De plus, au moins un quart des entreprises sont déficitaires.
Par conséquent, 9 600 € de commissions représenteraient près de 40 % de ce résultat moyen, une part considérable pour un simple logiciel de réservation.
Certes, une commission peut se justifier pour un client réellement nouveau. Néanmoins, beaucoup de couverts viennent d’habitués, qui auraient réservé de toute façon depuis votre site internet.
Selon Thierry Marx, président de l’UMIH, les professionnels de l’hôtellerie-restauration versent jusqu’à 20 % de leurs recettes en commissions aux plateformes internationales. Cette solution coûteuse doit donc rester l’exception, surtout sur un site internet qui reçoit déjà vos habitués.
Au-delà du tarif : no-shows et pilotage, les vrais leviers de ROI
Le coût d’un logiciel ne se limite pas à sa facture. Un gérant interrogé par Europe 1 estimait perdre 5 % à 10 % de réservations non honorées, soit autant de chiffre d’affaires.
Or, une bonne application réduit ce risque. Elle propose un score client automatique, une alerte « client à risque », une vérification d’e-mail optionnelle et une confirmation. Retrouvez ces leviers dans nos 5 solutions concrètes pour réduire les no-shows.
De plus, le logiciel RéservaPro mesure l’origine de chaque réservation grâce à des liens de suivi. Vous voyez donc quel post ou quel site internet génère vraiment des couverts. Ainsi, cette plateforme vous aide à investir là où le retour est réel, au lieu de payer pour des clients que vous aviez déjà.
Comment choisir entre commission ou abonnement sans se tromper
Voici une méthode en trois temps pour évaluer votre solution actuelle. D’abord, relevez les couverts facturés sur les douze derniers mois. Ensuite, multipliez-les par le coût unitaire, puis ajoutez l’abonnement éventuel. Enfin, comparez ce total à un tarif fixe. Cette simple application de la règle de trois suffit souvent à trancher.
Si une plateforme vous apporte de vrais nouveaux clients, gardez-la en complément. En revanche, orientez vos habitués vers la réservation directe sur votre site internet.
Avant de changer, vérifiez aussi les conditions de résiliation. Contrôlez la récupération de vos données, car une bonne solution doit rester simple à quitter comme à adopter.
Conclusion : reprenez la main sur chaque couvert
En résumé, la commission aide à se faire connaître, mais l’abonnement fixe protège votre marge dès que l’activité décolle, quel que soit le logiciel choisi. Avec RéservaPro, une seule table réservée dans le mois suffit à amortir le coût de la solution.
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